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Bulletin dimanche 28 janvier 2018

Célibat….

Il est difficile, aujourd’hui, de donner sens au célibat consacré. La pratique de l’église latine, la nôtre, d’exiger le célibat des prêtres fait débat dans la société et dans l’église. Dans la société, la prise en compte tardive, par les autorités ecclésiales, des scandales de mœurs a rendu la parole de l’église, sur ces sujets, peu crédible. Au sein de l’Eglise même, des synodes diocésains ont demandé une évolution de cette discipline. Des pratiques différentes dans les autres églises chrétiennes, en particulier les Anglicans, ont montré aux catholiques que d’autres façons de faire étaient envisageables. Le célibat des prêtres est aujourd’hui une exception latine. Dans les églises catholiques de rite oriental, il existe des prêtres mariés. N’étant pas prophète, je ne sais pas comment évoluera la pratique de notre église dans les années à venir.

Et pourtant, je crois que comme nous le dis l’apôtre Paul, (1 Corinthiens 7,32-35) que le célibat consacré a du sens. Il est invitation à rester disponible aux appels du Seigneur, à être attaché à lui sans partage. Il dit aussi que les enfants ne sont pas la seule mesure de la fécondité d’une vie. Cette vie comporte, aussi, son lot de
difficultés. La vie communautaire des religieux et des religieuses est un lieu de partage et de soutien. Une bonne communauté où les membres prient, parlent ensemble et partagent une vie commune est un vrai trésor. Des relations vraies avec des hommes et des femmes engagés sur des chemins de vie différents sont un gage d’équilibre. C’est dans la diversité des vocations que l’Eglise devient elle-même, le corps du Christ.

Tout en n’étant pas dupe des difficultés et des questions posées, il est important que les chrétiens soutiennent avec bienveillance ceux et celles qui cherchent à s’engager radicalement à la suite du Christ. Je me souviens de cette boutade : « les vocations, c’est comme les autoroutes, c’est utile mais c’est beaucoup mieux quand elles ne passent pas dans mon jardin ». Et pourtant, c’est dans nos familles, dans nos communautés que des jeunes découvriront l’appel du Seigneur…

Pascal Boidin, mariste