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Bulletin 1er octobre 2017

S’abaisser….

« Celui qui s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. » (Luc 14,11) dit Jésus lors d’un repas pris chez des Pharisiens. Le passage de la lettre de Paul aux Philippiens de ce dimanche est encore plus radical en parlant du Christ : « Ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté. »

Quel est ce chemin sur lequel Jésus nous invite? S’agit-il de s’humilier, de se rabaisser et non de s’abaisser, de se sentir coupable d’être qui nous sommes ? Je ne le crois pas. Ces maladies de l’âme, ces manques de confiance en soi doivent être combattus, soignés. Le Christ nous invite, comme il a pris notre humanité, à consentir à la part souffrante de nos vies pour pouvoir accueillir la résurrection. C’est un vrai combat !

Le respect, l’amour du plus pauvre, nous guérit en ce qu’il nous permet d’accueillir la part blessée de nos histoires. Le refus des réfugiés dans certains milieux cathos, que dénonçait le Pape cette semaine (La Croix du 22 septembre), n’est-il pas le signe d’une négation de notre propre vulnérabilité.

François d’Assise explique dans son testament : « Au temps où j’étais encore dans les péchés la vue des lépreux m’était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps. » En accueillant les lépreux, François accueille son état de pécheur, ses limites et peut accueillir la résurrection du Christ.

Bonne route à chacun…

Pascal Boidin , Mariste