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Bulletin dimanche 29 juin 2018

Un Dieu généreux et sensible à notre faim

Avec les deux récits de multiplication de pains dans l’Ancien Testament d’abord par Elisée le successeur d’Elie au 8è siècle et ensuite par Jésus dans le Nouveau Testament avec saint Marc qui nous en racontera d’ailleurs deux dans son évangile aux chapitre 6 et 8, nous sommes invités à méditer sur la bonté et la générosité d’un Dieu qui dans sa compassion peut nous surprendre par sa libéralité. En mettant en relief le contraste entre le nombre de personnes à nourrir et la quantité à disposition, les deux récits nous font remarquer la réticence humaine qui s’exprime par le doute et la tentation de la démission devant l’insignifiance.

Marc prend le soin de nous faire voir la foi mise à l’épreuve. Aussi, il situe le miracle dans le cadre de la célébration de la grande fête juive de la Pâque. Les disciples remirent en question la faiblesse de leurs moyens, mais Jésus suscita aussi leur attention sur le peu qui était à leur disposition. Par son dialogue avec André et Philippe, il les fera participer au miracle malgré leur impuissance, par leur regard et leur savoir. Grande seront alors leur foi et leur surprise, eux qui avaient noté l’insignifiance de ce qu’avait le garçon devant grande la foule à nourrir! L’homme Jésus qu’ils accompagnaient était capable de faire plus qu’ils ne pouvaient imaginer. Il est le bon berger de nos âmes qui conduit vers l’herbe fraîche des pâturages sans discrimination ni exclusion.

En lecteurs et auditeurs avertis, avec en mémoire le mystère pascal de la mort et la résurrection de Jésus que nous affirmons et célébrions chaque dimanche, accueillons le mystère de la vie que Dieu nous donne en abondance et son invitation adressée à tous sans discrimination ni distinction, toujours renouvelée, à entrer en communion avec Lui.

Par notre vie sacramentelle, approchons-nous, comme les foules de Galilée, de celui qui nourrit notre vie et, sans façon ni orgueil, disons du fond de notre cœur, notre faim, ce que désirent ardemment nos cœurs déçus, encombrés et préoccupés, stressés et fatigués.

Damien Diouf, sm