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Bulletin dimanche 1er juillet

Dieu n’a pas fait la mort !

Voilà l’affirmation étonnante et forte du passage du livre de la Sagesse que nous entendons aujourd’hui. Parfois, lors d’un décès, nous disons «Dieu l’a rappelé à lui». Cette expression ambiguë semble mettre Dieu du côté de la mort…

Le livre de la Sagesse est écrit en langue grecque. Il fait partie des écrits deutérocanoniques entrés dans la Bible au moment de sa traduction en grec au 3ème siècle avant notre ère à Alexandrie en Egypte. C’est un livre tardif qui témoigne que la foi en la résurrection des morts était présente chez les Juifs avant Jésus.

Mais me direz-vous Dieu et la mort? Jésus le Fils de Dieu, meurt sur la croix. Dieu n’a peut-être pas voulu la mort mais elle fait partie de l’expérience humaine. Nous allons, tous et toutes, mourir un jour, même s’il n’y a pas d’urgence.

Je crois que la difficulté, à laquelle nous sommes confrontés, est liée à notre compréhension de la mort. Comme être vivant, la mort est un état. Telle personne était vivante, un jour elle est morte. Et maintenant, nous allons faire sans elle… Nous chérirons sa mémoire et de temps en temps, nous irons lui rendre hommage sur sa tombe au cimetière.

Or ce que nous dit notre foi en la résurrection, c’est que la mort est un passage.

De l’autre côté de la mort, il y a la vie en Dieu. Quand nous disons que Dieu a rappelé quelqu’un à lui, nous disons notre espérance que cette personne est maintenant vivante auprès de Dieu.

La mort d’un être aimé est un moment difficile et triste. Nous sommes séparés, arrachés à quelqu’un qui compte à nos yeux. Dans la foi, nous pouvons garder cette espérance, même ténue, que l’aimé est maintenant vivant avec Dieu, qu’il a vécu sa Pâque, son grand passage. Dieu veut la vie de ses enfants.

Pascal Boidin, mariste